
Quan els drets dels infants passen al centre del debat jurídic
10 de June de 2025
Cuando los derechos de los niños ocupan el centro del debate jurídico
10 de June de 2025L’une des tâches les plus complexes mais aussi les plus fondamentales de la pratique juridique est la protection des droits des enfants. Cette protection, dans le cadre normatif andorran, repose sur la Loi 14/2019, du 15 février, qualifiée des droits des enfants et des adolescents, qui établit un ensemble de droits et garanties visant une mise en œuvre effective, conforme à la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant.
Les droits des enfants : au-delà des proclamations
L’article 1er de la Loi 14/2019 reconnaît que chaque enfant a le droit au plein développement de sa personnalité dans un environnement de liberté, d’égalité, de dignité et de sécurité. Ils sont titulaires de droits propres, et l’État a l’obligation d’en garantir l’effectivité.
Parmi ces droits, on trouve :
- Le droit à l’identité personnelle et à la vie familiale.
- Le droit d’être entendu dans les procédures qui le concernent (article 15), en fonction de son âge et de sa maturité.
- Le droit à une protection contre toute forme de violence (article 59), avec des mesures spécifiques de prévention, détection et intervention.
Risque ou abandon : l’intervention de l’État
La Loi distingue entre les situations de risque et d’abandon :
- Risque : l’enfant vit dans un environnement inadéquat pour son développement, sans qu’il y ait une violation grave et immédiate de ses droits.
- Abandon : il y a violation grave des droits fondamentaux de l’enfant et incapacité des représentants légaux à garantir sa protection. Des mesures peuvent être prises, comme un placement familial ou institutionnel, voire le retrait de l’autorité parentale.
Article 90 : retrait de l’autorité parentale
L’article 90 de la Loi 14/2019 prévoit expressément le retrait de l’exercice de l’autorité parentale lorsque celle-ci constitue un obstacle à la garantie de l’intérêt supérieur de l’enfant. Cette mesure, totale ou partielle, doit être prononcée par décision judiciaire motivée, dans le respect des principes de proportionnalité, de légalité et de protection effective de l’enfant.
Les motifs peuvent inclure :
- Violences physiques ou psychologiques répétées.
- Incapacité prolongée à exercer correctement les responsabilités parentales.
- Comportements ou omissions compromettant gravement l’intégrité ou le développement de l’enfant.
Conclusion
Dans un système juridique de plus en plus soucieux des droits des personnes vulnérables, la protection des enfants doit constituer un axe central de l’action administrative et judiciaire. La Loi qualifiée des droits des enfants et des adolescents est un instrument juridique exigeant. Elle appelle à une mise en œuvre rigoureuse et à un engagement professionnel sans faille. Son effectivité dépend, en dernière instance, de l’ensemble des acteurs juridiques.





